L’Algérie, un plus gros morceau qu’il n’y paraît.
L’engouement qui règne autour des Diables a beau être exceptionnel, ce n’est pas lui qui leur fera remporter ce premier match. Pour bien rentrer dans leur tournoi, les Belges doivent s’appliquer à éviter tout excès de confiance face à une Algérie à laquelle l’expression « Il n’y a plus de petites équipes » s’applique on ne peut mieux. Objectivement, cette rencontre n’est pas gagnée d’avance ! Voyez plutôt :
Pourquoi il ne faut pas les sous-estimer :
Les Fennecs restent sur une série de quatre victoires consécutives, dont celle de la qualification face au Burkina Faso. Dernièrement, ils ont remporté trois joutes amicales face à la Slovénie (2-0), l’Arménie (3-1) et la Roumanie (2-0). Après avoir survolé leur groupe de qualification (cinq victoires pour une seule défaite) et passé l’étape du match de barrage, elle participe à sa seconde coupe du monde de rang (et quatrième au total). Jusqu’ici, les Fennecs ont toujours échoué au premier tour, mais cette fois, ils ont l’ambition de franchir un palier. Ultra motivés, ils monteront sur le terrain le couteau entre les dents. Les Belges devront rentrer dans le match immédiatement, car tout manque de concentration pourrait être fatal.
Relativement bien équilibrée, l’équipe algérienne rassemble des joueurs formés au pays, et aussi quelques binationaux. Sept joueurs actuels ont ainsi porté le maillot français en équipe de jeunes, parmi lesquels Feghouli, Ghoulam, Taïder et Bentaleb, qui évoluent aujourd’hui dans de grands championnats (Angleterre, Espagne, France). Cette mixité est une des grandes forces de l’équipe. Ce n’est pas pour rien si elle est actuellement la première nation africaine au classement FIFA (22e).
A sa tête, Vahid Halilhodzic est un homme à la carrière très riche, qui connait très bien le football. Arrivé en 2011, il a totalement remanié jeu et fondements, si bien qu’aujourd’hui, c’est toute l’équipe et son entourage qui sont modernisés. Tactiquement, l’Algérie évolue avec une défense compacte derrière deux, voire parfois trois milieux actiaux. En récupération de balle, elle compte sur deux médians offensifs pour alimenter l’attaque dans l’axe, et sur des défenseurs latéraux très actifs pour porter le danger sur les flancs. Très souvent, il n’y a qu’un seul homme en pointe, faisant office d’attaquant pivot.
L’homme à surveiller : Sofiane Feghouli
Vivacité, technique et vista : Feghouli possède la panoplie du parfait numéro 10. Né dans les Hauts-de-Seine à Noel 1989, ce milieu offensif fait son écolage au Red Star, puis au Paris FC, avant de rejoindre Grenoble. A la suite de très bonnes prestations, il intéresse de nombreux grands clubs européens. En 2010, il choisit de rejoindre le FC Valence. Après un prêt et une saison sur le banc, il franchit un cap supplémentaire et devient un des cadres de l’équipe. La saison dernière, il a disputé 45 rencontres, marqué 7 fois et délivré 8 passes décisives.
Sa carrière internationale aurait pu prendre une toute autre couleur. En 2008, Il honore sa première cap pour la France U18. A peine un mois plus tard, il est présélectionné par Raymond Domenech pour rejoindre la sélection A. Rapidement courtisé par la fédé algérienne, il prend sa décision finale en 2011. Depuis, il a joué 19 matchs pour le Fennecs, et marqué 5 buts.
Onze de base :
- Mohamed Lamine Zemmamouche (USM Alger)
- Aïssa Mandi (Reims – FRA)
- Madjid Bougherra (Lekhwiya – QAT)
- Faouzi Ghoulam (Naples – ITA)
- Mehdi Mostefa (AC Ajaccio – FRA)
- Carl Medjani (Valenciennes – FRA)
- Nabil Bentaleb (Tottenham – ENG)
- Saphir Taider (Inter – ITA)
- Sofiane Beghouli (Valence – ESP)
- Hillal Soudani (Dinamo Zagreb – CRO)
- Islam Slimani (Sporting – POR)
Damien, pour Belgian-team
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